Le krach boursier de 1929, quelles similitudes avec la crise actuelle?

Quel est le krach le plus terrible de toute l’histoire boursière ? Sans hésiter, chacun d’entre nous citera celui d’octobre 1929. Pourtant depuis on a fait mieux. En une seule journée, le lundi noir du 19 octobre 1987, à New York, l’indice Dow Jones a reculé de 508 points perdant ainsi 22.8% de sa valeur. Même au plus fort de la crise en 1929, le lundi noir du 28 octobre le DJ n’avait perdu que « 12.8% ». Le problème, c’est qu’avant, le 24, il y’avait eu un jeudi noir et que le lendemain , le 29, il y’avait eu un mardi noir. Après le krach de 1987, il n a fallu qu’une année pour que les marchés effacent leurs pertes et les conséquences économiques des troubles boursiers ont été finalement beaucoup plus limites que l’on avait d’abord redouté. Le choc de 29 a été très long. Trois ans après les premières secousses, Wall Street a encore tremblé, et au total du point le plus haut de 1929 au point le plus bas de 1932, la bourse américaine a reculé de 85%. Il a fallu attendre 954 pour qu’elle retrouve son niveau d’avant la crise.

Et surtout, le krach de 1929 a entrainé un sévère recul de l’activité économique qui s’est propagé des USA à l’ensemble du monde. Ce fut la grande dépression, qui déboucha sur la seconde guerre mondiale.

Si le Krach de 1929 a tant marqué les esprits, c’est aussi parce qu’il est resté le prototype de toutes les grandes crises boursières. Le schéma est presque toujours le même : une longue période de prospérité fait croire aux acteurs économiques et aux investisseurs qu’il n’y a plus de risques, que les prix de tous les actifs (immobilier ou action) va continuer à croître indéfiniment et chacun se rue pour avoir sa part du gâteau. La fièvre spéculative gagne tous les secteurs. Le krach boursier de 1929 avait été précédé par une folle montée du prix des terrains en Floride, accompagnées de nombreuses escroqueries ; cette folie immobilière s’était mal terminée et s’était achevée par la faillite de 57 banques. La ressemblance avec les évènements de 2007 n’est pas fortuite.

La principale différence entre la crise de 1929 et la crise que nous vivons est que les banques centrales et les gouvernements ont appris à gérer ces crises.

L’évolution de la science économique fait qu’aujourd’hui une grande dépression comme celle des années 30 paraît peu probable. Mais à en juger la chute des activités à partir de fin 2008 et l’incapacité des autorités à ramener la confiance, un doute subsiste : « improbable » ne signifie pas « impossible »

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